Le climat tropical et ce patrimoine bâti hétérogène engendrent des enjeux spécifiques pour les logements. L'humidité constante et le fort ensoleillement imposent une attention particulière à la ventilation naturelle ou mécanique, ainsi qu'aux protections solaires pour garantir le confort des occupants et la pérennité des structures. L'ancienneté et la diversité des modes de construction, allant des bâtisses historiques en pierre aux immeubles d'appartements plus récents, se traduisent par une grande variété de performances thermiques.
Les diagnostics de performance énergétique (DPE) disponibles pour la commune illustrent cette situation. Sur un échantillon de logements existants, une large majorité obtient une étiquette D ou E. Plus précisément, seulement 5,3 % des biens évalués atteignent une classe A, B ou C, considérées comme performantes. En revanche, il est à noter qu'aucun de ces logements n'a été classé F ou G, les catégories les plus énergivores, ce qui peut s'expliquer par le faible besoin en chauffage sous ce climat.
Cette répartition des performances souligne l'importance des solutions passives pour le confort d'été. Dans cette commune dense où, selon les données, les appartements constituent une part prépondérante du parc diagnostiqué, la maîtrise des apports solaires est un levier d'amélioration majeur. Un diagnostic immobilier complet s'attachera donc à vérifier l'efficacité des systèmes de ventilation, la présence de protections solaires sur les ouvertures et à identifier les risques liés à l'humidité, des points cruciaux pour la qualité de vie et la valeur d'un bien à Dzaoudzi.